
Jeanne se demande si elle peut relire Proust en ce moment, par ces temps de fortes chaleurs et de canicule ? Jeanne aura-t-elle plus de temps à lui consacrer cette fois-ci, si les trois mois d’été seront suffisants pour relire les 3.000 pages d’A la recherche du temps perdu ? Elle en a très envie et, en même temps, quelque chose la retient. Elle a relu le célèbre incipit récemment et, c’est sûr, elle est presque prête à replonger dans cette grande fresque humaine, cette saga au long cours qui a bouleversé sa vie voilà sept ans. Remettra-t-elle ainsi en cause sa volonté d’écrire ? Ira-t-elle jusqu’au bout de son envie de grandes phrases belles et poétiques ? Jeanne rira-t-elle de nouveau avec cet humour si caractéristique de Proust, cette ironie fragile qui l’emmène dans un autre monde ? Jeanne est donc presque prête à replonger. Ira-t-elle jusqu’au bout de sa volonté ?
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