
Jeanne aimerait bien participer à des concours de photographie mais elle n’a qu’un téléphone désormais pour prendre des photos. Les puristes sont contre la photo au smartphone. Pour Jeanne, c’est le meilleur moment de saisir l’instant car Jeanne n’a pas envie de passer des heures à faire de l’affût. Jeanne n’est qu’une petite photographe de l’instant à saisir, du moment à capter quand elle se promène. Comme sur cette photo où elle a pris un coucher de soleil en pleine Beauce avec, dans le ciel, les traînées de kérosène de trois avions qui se sont croisés dans leurs couleurs aériens. Faut-il rappeler que Jeanne vit en-dessous d’un couloir aérien ? A une époque, juste après les effets du COVID, sa mère voyait passer au-dessus d’elle des avions tous les quarts d’heure. Faudra-t-il s’étonner des effets de cette ultra-consommation de carburant dans le réchauffement climatique qui occupe tous les esprits en cette période caniculaire ? Jeanne se sent concernée par ces chaleurs qui la paralysent. Pour l’instant, au rez-de-chaussée de sa maison, elle n’a pas trop chaud. Mais, si cela devait durer plus longtemps, Jeanne ne sait pas dans quel état de chaleur serait sa maison. L’étage est un véritable four et Jeanne persiste à dormir dans sa chambre à trente degrés lorsqu’elle va se coucher. Mais Jeanne, contre toute attente, arrive à dormir. Quant à Jean, il reste au frais dans son moulin de Château-du-Loir où il ne sort plus pour prendre des vidéos. Alors il enregistre ses histoires en podcast que Jeanne écoute de temps en temps pour se donner de l’inspiration, en plus des aphorismes quotidiens de Jean que Jeanne déguste toujours aussi bien. Jeanne rêve toutes les nuits de Jean et Jean écrit toutes les nuits pour Jeanne.
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