
Ça y est, Jean est arrivé hier à Oléron. Il a déjà pris possession de sa petite cabane de pêcheur dans laquelle il se sent si bien même s’il y a de la canicule. Pendant deux mois, il va vivre au bord de l’eau. Jeanne craint d’être oubliée de lui mais il jette toujours un œil sur les productions de Jeanne qui, parfois, le laissent circonspect. Mais Jeanne ne produit que des haïkus. Elle se laisse vivre et écrire selon les saisons. Comme Jean, plus que jamais accroché à la saisonnalité de la vie. Jeanne est en plein été indien de sa vie quand Jean est à l’automne. Ils s’aiment dans leurs poèmes et leurs récits. Et c’est déjà bien !

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