
La claustration forcée de Jeanne a des répercussions sur son sentiment de solitude. Même entourée, Jeanne se sent comme sur une île, isolée de toute vie en société car elle n’a pas beaucoup d’occasions de parler, à part dans sa sphère personnelle. Ses envies d’écriture passent et elle repousse parfois le moment d’écrire alors qu’il faudrait sans doute qu’elle s’y mette plus tôt dans la journée. Jeanne se confie à son amie Chrys aussi souvent que possible, Jeanne n’est pas aussi isolée qu’elle a l’air de le dire mais elle ne supporte plus de rester enfermée dans sa maison, volets clos. Ce confinement est encore plus totalitaire que le confinement du COVID car il n’y a pas de possibilité de sorties ou de promenades. Alors Jeanne s’est aujourd’hui repliée sur la cafétéria de son supermarché pour voir un peu de monde. Puis elle écrira dans ses Chroniques d’un été castellois, le manuscrit qu’elle a entamé au début du mois de juillet et qui l’emmènera jusqu’à la fin du mois d’août. Son fil conducteur est Jean qui profite du bord de mer pour se baigner. Jeanne l’aime dans ses aphorismes. Jean lit ses haikus et les apprécie. Ils s’inspirent. Et c’est tout ce qu’il faut pour écrire…

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