
Jeanne se désolidarise des autres êtres humains, à l’exception de son amie Chrys. Même Jean ne trouve plus grâce à ses yeux. Jeanne n’aime que la nature, mais pas celle de l’humain qui veut absolument tout posséder alors que Jeanne n’aime que cette part de mystère, cet inconnu qui doit le rester. Jeanne aime les secrets bien gardés, l’intimité des êtres qui ne se savent pas observés. Jeanne a-t-elle l’âme d’une voyeuse ? Assurément ! Jeanne n’aime pas les cirques, même si elle sait que certains trouvent ça divertissant. Jeanne n’aime pas davantage les zoos. Jeanne n’aime pas les gens qui exploitent les misères animales, sentimentales et morales. Jeanne n’aime pas l’avidité, la cupidité et ce matérialisme qui s’incarne dans l’être humain. Jeanne n’aime pas la consommation. Jeanne aime savourer chaque bouffée d’air qu’elle respire quand elle est enfin au repos. Jeanne admire le saule pleureur devant ses yeux. Et il n’en faut pas plus pour qu’elle soit contente de vivre.

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