
La hantise, un drôle de nom qui hante le dernier roman de Jean-Philippe Toussaint, auteur qui fait partie des écrivains préférés de Jeanne. Le mot n’apparaît jamais dans cette œuvre à la facture classique. Toussaint écrit bien, il le sait. Rien à redire sur la stylistique, sur l’arc narratif. Ce roman est de bonne facture et a emmené Jeanne dans un monde parallèle, fait d’espionnage, d’amour et d’histoires au long cours. Jeanne n’a pas lu La clef USB dont La Hantise est la suite. Elle n’avait pas réussi à entrer dedans. Maintenant, elle s’y plongerait bien pour avoir un aperçu de la vie de ce Jean Detrez, héros malgré lui d’une corruption à échelle internationale, au cœur même des institutions de l’Europe. Jeanne a aimé le dernier Toussaint mais n’élude pas les quelques artifices de sa langue. Jeanne ne ferait pas beaucoup mieux tant sa propension à écrire lui est naturelle. Jean-Philippe Toussaint est stylistiquement sophistiqué quand Jeanne est brute de décoffrage. Mais la comparaison entre les deux s’arrêtera là tant ils sont peu comparables et ne jouent pas dans la même cour. Jeanne est encore à la crèche alors que Toussaint continue à faire ses gammes à l’université. Mais peu importe, cela n’empêche pas Jeanne de poursuivre son œuvre dont elle ne recevra jamais les honneurs.
Laisser un commentaire