
Jeanne vient de lire le dernier Chloé Delaume, « Ils appellent ça l’amour ». Un récit qui permet à l’autrice de mettre en théorie-pratique son concept de sororité. Jusqu’ici, Jeanne ne croyait pas trop en la sororité. Elle, qui n’avait pas de sœur dans sa fratrie, s’est toujours demandé si elle était en réelle communion avec la gent féminine. Elle avait toujours été solidaire de ses amies dans l’adversité. Mais était-elle pour autant une sœur, pour les autres ? Peut-être une bonne sœur, après tout. Jeanne se sentait-elle en lien avec toutes les femmes qui peuplent cette planète ? Jeanne se sentait solidaire des opprimés, qu’ils soient hommes ou femmes. Elle ne supportait aucune domination, qu’elle provienne d’un homme ou, plus accessoirement, d’une femme. Mais ce dernier texte l’avait amenée à la conforter qu’elle avait été bel et bien violée. Ce qui la rapprochait de Clotilde Mélisse, le personnage principal de Chloé Delaume, prise dans la même situation qu’elle. Et donc, elle s’est sentie en « sororité » avec ce personnage qui s’entoure de quatre ou cinq amies qui la guident dans son chemin de vie. Le dernier Delaume est un véritable page turner. Le style est parfois un peu chichi pompon mais efficace pour faire ressortir toute l’ironie de l’autrice. C’est drôle malgré le tragique de l’intrigue. Jeanne a bien aimé et ferait lire ce livre autant à des hommes qu’à des femmes sensibles aux problèmes de dominations.
Laisser un commentaire