
Trop vite j’ai demandé à la pluie
D’abandonner mon pré
Il regorge pourtant de douleurs
D’une rivière trop asséchée
Le cygne pleure d’avoir trop ramé
Dans ce courant d’air qui puise toute l’eau
J’aurais pu chevaucher la mare avec ce canoë
Rose, à deux places, tu aimes encore cette épouse qui t’a malmené
Comme l’eau qui manque à force d’épuisement
De la douleur à la douceur d’être ensemble
Mon enfant, mon aimé
Préférer l’humide à l’assèchement
Cette eau qui est ma vie
La tienne aussi
Tu perds tous tes liens malgré ces mains
Tenues à l’envie de tendre un baiser à mon bien-aimé
A Jean plus de six mois après nos inventaires
Poème pour Jean signé Jeanne Decouty

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