
Jeanne laisse les vrais semblants aux autres et se contentera des faux-semblants dont le monde est constitué, parfois. Il y a des fraises qui naissent en octobre, de l’herbe qui continue de pousser, verte et drue, à l’automne. Il y a des chauds, des froids, des vrais semblants que de bonnes gens veulent distribuer, et ces faux-semblants que de bonnes ou mauvaises gens présentent à tout bout de champ. Il y a parfois des vérités crues. Des bonnes gens, des mauvaises gens. Il y a ceux que l’on déteste, ceux que l’on préfère et qui veulent être rassurés sur le fait qu’on les préfère. Et puis il y a les autres, comme Jeanne, qui s’en battent les steaks de faire partie d’une équipe, d’une famille ou d’un clan. Il y a, comme Jeanne, de petits être énucléés qui se fichent pas mal d’être nucléaires, puisque c’est le fondement même de leur maladie. Et puis il y a les potentats qui, pendant ce temps-là, régissent le monde en se faisant passer pour des gens bien. De bonnes gens, certainement et Jeanne, toujours dans la même catégorie des mauvaises gens parce qu’ils doivent travailler pour gagner leur vie. Et puis, il y a des fraises qui se mangent en octobre. Elles sont suffisamment sucrées. Et puis il y a cette herbe verte, d’un vert tendre couleur de printemps, qui continue à pousser en automne. Jeanne en était là de ses observations, dans ce qu’elle a noté dans ses carnets. Et elle en restera là…
Votre commentaire