
Jeanne a lu le dernier roman de Patrick Modiano. Est-il besoin de faire de la pub pour ce roman qui caracole en tête des ventes des livres dès la première semaine de sa mise en rayon ? Mais c’est que Jeanne est amatrice des romans de Modiano et de ses problèmes de mémoire. Voilà un écrivain qui, comme Proust, aura bâti toute une œuvre autour de la mémoire. Si l’ensemble de ses romans se caractérise par ce brouillard des souvenirs qui affleurent à l’esprit et dans le style de Modiano, L’éléphant se caractérise par ses évocations très nettes. Le problème, c’est qu’on ne sait pas très bien à quelle époque on est. Il y a Yvonne et madame Thouvenin dont on ne connaît pas le prénom, et ce Ludo Van Walle qui est aussi grand que gros et dont l’éditeur veut qu’il écrive ses mémoires. Lui assure ne plus avoir de mémoire. Encore un roman de Modiano qui s’inscrit dans un quartier de Paris, avec des personnages auxquels on a envie de s’attacher. Peut-on écrire des Mémoires quand on n’a pas de mémoire ? Un dilemme qui hante l’écriture de Jeanne qui a aimé ce roman court de Modiano.

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