
T’apercevoir sur un chemin, sur un tas de pâquerettes que j’effeuilerais bien. Notre chemin est la poésie, celle que l’on tire de nos lits. Nos rêves et nos songes s’entremêlent. Une force herculéenne nous aspire vers nos effusions. J’aime un homme. Il est ouvert, timide et réservé mais il me réserve les plus belles pensées. Je pense à lui tant qu’il n’a pas dit oui ma chérie. Retrouver ses affaires. Mêler nos aspirations sur une même révolution, celle de la Terre qui nous appelle chaque matin. Je te veux sur ce chemin, rêvons de pâquerettes et obstinons-nous à mêler nos vers pour le vert. Je t’aime jusqu’à l’abandon.
Poème pour Jean signé Jeanne Decouty

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